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LA PRESSE EN PARLE![]() Cette rubrique est consacrée aux différents articles de presse que les Éditions Sekhmet ont obtenu pour ses ouvrages.  HÔTEL HARMATTAN de Noëlle MARCHANDRÊVE D'AFRIQUE
"Les rêves ne sont pas conçus pour être vécus. On est toujours déçu lorsqu'on les réalise. Il nous faut vite en trouver un autre pour être heureux. Cela s'appelle l'espoir." Telle semble être la morale de ce joli conte, qui relate les aventures initiatiques d'un jeune pêcheur mauritanien dont le regard naïf croise celui d'une jolie blonde en vacances dans son pays. Émois, rêves de conquête amoureuse, de métamorphose pour atteindre le but, voyage et retour à une réalité finalement pleine de promesses. Le parcours d'Atlas, belle métaphore de la jeunesse, met en scène, outre ces thèmes universels, une juste confrontation entre Afrique et Occident, soulignant, plutôt que ce qui les sépare, les enrichissements mutuels qu'elle pourrait occasionner. Un petit roman qui, dans son style tout simple, donne à penser...
P.H. "Midi Mut", décembre 2005.
Hôtel Harmattan, le 2ème roman de Noëlle Marchand
L'enfance buissonnière, racontant son enfance à Commer, s'est vendu à 9000 exemplaires. Elle revient avec un conte philosophique.
Beaucoup s'en souviennent, notamment dans le Pays de Mayenne : en 1999, Noëlle Marchand publie L'enfance buissonnière qui relate son enfance à Commer. Plébiscité par le public (il s'en vendra 9000), le livre est couronné par le prix Olivier-de-Serres puis celui de l'Académie du Maine. Avec Hôtel Harmattan, son deuxième roman, elle délaisse l'autobiographie, "même si on livre toujours une partie de soi-même dans ses écrits", pour explorer les pistes d'un conte philosophique, qui s'adresse avant tout aux jeunes. "Ils me fascinent : c'est eux qui peuvent faire bouger le monde." Dans ce livre de fiction, Noëlle Marchand brosse, avec sa sensibilité, la réalité qu'elle côtoie presque au quotidien. Hôtesse de l'air à Air France, elle vit le "choc des cultures, des civilisations qui ne se comprennent pas. On est capables, nous Européens, de "consommer" des pays sans même chercher à vraiment les découvrir. Je ne comprends pas ça". Elle a choisi la Mauritanie comme toile de fond à son roman car "c'est un pays très peu cultivé, encore relativement préservé des Occidentaux. Même si ça aussi change très vite". Hôtel Harmattan évoque le parcours d'Atlas, un jeune Mauritanien fasciné par le monde de vie des Occidentaux qui débarquent dans un hôtel installé sur les rives de son pays. Un pacte scellé avec un marabout donne le coup d'envoi d'un voyage initiatique, doublé d'une quête de bonheur, qui l'amènera à s'interroger sur son identité. "Même si la modernisation et le mélange des peuples sont irréversibles et, à mon avis, bénéfiques si on a vraiment par l'autre, je pense qu'il est important de ne pas couper avec ses racines", conclu-t-elle.
Émeric ÉVAIN, OUEST-FRANCE, 10 janvier 2006. |
|   LE TOMBEAU DE TANIS de Serge FÉRANDL'Angevin Serge Férand transporte ses lecteurs dans les mystères du "Tombeau de Tanis".
Aventure, amours, magie, sagesse des dieux et mémoire des défunts sont les ingrédients du dernier roman de Serge Férand. Le lecteur peut y découvrir bien des trésors cachés.
Son index zigzague sans rupture sur les colonnes ductiles d'hiéroglyphes, un peu comme un aveugle lisant le braille. Un cobra une vipère à cornes, une chouette, un oeil, une coupelle, des roseaux dans un marais, un papyrus, une plume... Traduction " Il dit : rassure-toi, mon coeur, toi qui pleure dans le pays où tu as commencé". Et, plus loin, "les animaux du désert boiront sur les fleuves de l'Égypte". Ça a l'air beau, n'est-ce pas ? Pourtant, cette phrase-là préfigure une invasion, une fichue pagaille. C'est ainsi que Serge Férand, souvent, embarque pour beaucoup plus loin sans quitter son bureau.
La révélation Rien dans sa formation d'électronicien industriel, ne prédisposait cet Angevin aujourd'hui âgé de 54 ans, à se passionner pour l'Égypte ancienne. Rien non plus à écrire des romans. Jusqu'à ce printemps d'avril 1988 et un banal voyage, avec une cohorte de touristes, du Caire à Abou Simbel. Jusqu'alors, comme beaucoup, l'Égypte se résumait pour moins, à Toutankhamon, Ramsès II et à la grande pyramide. Mais là-bas, soudain, le choc, l'émotion qui vous chavire à la découverte d'un autre monde, un autre temps. La révélation. Au retour, il entreprend de dévorer tous les livres sur le sujet pour structurer (ses) connaissances. Cependant, les orthographes des noms égyptiens variaient selon les traductions. Il me fallait apprendre à lire les hiéroglyphes. Le voilà donc premier élève des cours d'épigraphie de l'Angevin Patrice Guilloux, jeune diplômé de l'École pratique des Hautes Études, fondateur de l'association d'égypthologie Isis.
Au-delà du monde connu... Il apprend aussi, avec une rigueur de scribe et des yeux d'enfants, dans les plus grands musées, le Louvre, le British muséum, Leyden et Amsterdam, Berlin, Turin... Il connaît le Livre des Morts, et celui des Portes. Au fil des ans, celui qui, enfant de la Sèvre niortaise, aimant se promener sur les digues qui séparaient le monde connu de l'océan, se met à tutoyer la magie des tempêtes, la sagesse et la folie des hommes, à trouver des échos aux questions que peut se poser quiconque est confronté à l'ultime mystère. De telles passions sont toujours partageuses. En cinq ans, Serge Férand compose Les chemins de Pharaon, une sorte de thriller antique qui menait le lecteur dans les pas d'un chaton, incarnation d'Oupouwaout, L'ouvreur des chemins (Éditions du Rocher). Six ans plus tard, il vient de publier Le tombeau de Tanis, capitale de l'Égypte 1 000 ans avant Jésus-Christ. Pourquoi n'a-t-on pas encore retrouvé les momies des principales reines du Nouvel Empire ? Et pourquoi le sarcophage du mystérieux général Oundjebaoundjed était-il dissimulé dans l'épaisseur du mur du tombeau de son pharaon Psousennès 1er ? C'est l'histoire d'une jeune princesse royale et des convoitises qu'attire l'or des reines défuntes sur la rive des morts. Les compagnons d'Anubis veillent en secret dans l'obscurité des tombes... Amour et trahison. Chercher plus loin. À partir d'une documentation très fouillée et de sérieuses références historiques, l'auteur aide le lecteur, dans un style élégant, nerveux et simple, à se forger les clés de quelques trésors cachés. Cheminant avec ses héros (les nommer les fait vivre), il dit que sa quête le pousse à chercher plus loin tout en sachant qu' Il n'y a pas d'ultime réponse : l'homme reste toujours seul face au mystère de l'Après-Vie. Bref, que l'important n'est pas le but, mais le chemin. Sur le chemin de Tanis, le lecteur pèlerin prend bien du plaisir.
POUSSIÈRES D'ÉTOILES
Ce beau livre recèle des textes d'époque, extraits de chants d'amour, du Livre des Morts, du dialogue du désespéré... La mort est devant moi, aujourd'hui comme le chemin sous la pluie, comme un homme en expédition qui revient vers sa maison. La mort est devant moi, aujourd'hui comme une éclaircie dans le ciel, comme un homme saisissant encore plus que ce qu'il ignorait. Et sous la plus de l'auteur : L'oiseau planait au-dessus de l'endroit où reposait Mouty. Un instant, magie du clair-obscur, Oundé crut percevoir la lueur d'un regard réchauffant son coeur. L'oiseau hulula et monta vers le ciel. Le scribe se frotta les yeux. Quand il les ouvrit de nouveau, toutes les étoiles brillèrent du souvenir des vivants. Il eut l'impression qu'elles allaient se rapprocher. Elles devinrent floues, et des larmes coulèrent sur le visage de l'homme qui était face au Mystère. Le troisième livre de Serge Férand est déjà en chantier. Il sera destiné aux plus jeunes : Les aventures d'Oupouty, le messager : un adolescent ayant survécu au pillage du temple de Karnak par les Assyriens en 664 avant J.-C..
Dominique BILLAUD , 2005.
LE PASSIONNÉ D'ÉGYPTE SORT LE TOMBEAU DE TANIS. Second roman de l'Angevin Serge Férand.
Comment l'informaticien que vous êtes, a-t-il vécu le succès d'un premier roman Les chemins de Pharaon ? Comme un miracle ! D'abord, d'avoir été publié. Mais j'éprouvais tellement l'envie de partager les images que j'avais de l'Égypte ! Je crois que c'est cette passion qui, au-delà des défauts littéraires, a convaincu les Éditions du Rocher. Puis les lecteurs.
Et donc donné l'envie de récidiver ? C'est aussi parce qu'après la sortie de ce premier roman, la mort, "celle qui voit et qui n'est pas vue" a rôdé dans ma vie pendant plusieurs années. J'ai alors cherché dans les textes égyptiens les échos aux questions que peut se poser tout homme confronté à l'ultime mystère. C'est ainsi qu'est né "Le tombeau de Tanis",Histoire d'Iset, princesse royale qui rencontre Oundé, l'homme qui connaît les arcanes de l'Après-Vie.
Un livre grave, ou un roman policier ? C'est vrai, j'essaie dans ma réflexion sur l'Après-Vie de la nourrir de citations exactes, mais j'ai d'abord voulu construire une intrigue, que, d'ailleurs, j'estime meilleure que celle de mon premier roman, même si elle ne vaut pas celle du Da Vinci Code ! Vous y trouverez aussi une histoire d'amour, mais le livre ne se veut pas roman policier. De plus, j'ai tenu à ce que le tout fonctionne, même pour ceux qui ne sont pas férus d'Égypte.
Pour inciter à aller là-bas, alors ? J'ai eu un coup de foudre pour ce pays qui éblouit par ses richesses architecturales, et son histoire. C'est aussi un pays qui donne à réfléchir sur la condition humaine.
Chaque livre a demandé cinq années de travail. Le prochain est-il en route ? Je pense écrire plutôt pour la jeunesse. Mon héros sera un jeune homme : Oupouty, ce qui signifie l"Le messager".
OUEST-FRANCE, 27 décembre 2005.
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|   VOLEURS D'ENFANCE de Audrey de CLAIRMONTDe prime abord, je me suis dit : « encore un livre sur la pédophilie ; après le matraquage médiatique, voilà que la littérature en remet une couche ». Mais commençons par présenter l'ouvrage. Il se compose de trois parties : les deux premières parties relatent respectivement et sous une forme autobiographique la douloureuse enfance de Christine puis de Vincent, tout deux victimes des sévices sexuels d'un pédophile. Les deux enfants sont issus de milieux socioculturels différents. Christine vient d'une famille Groseille et Vincent serait plutôt un Lequesnois qui n'a plus de père et dont la mère est très superficielle. La troisième partie nous livre la rencontre puis l'amour difficile entre ces deux êtres liés par un même et pénible passé. On sent l'auteur très impliquée dans ce roman, presque trop ; sa dédicace : « Je dédie ce roman à toutes les victimes de pédophilie, sans distinction d'âge, de sexe et parce que je sais le poids de la douleur. Que ce roman aide chacun d'entre nous à lutter contre ce fléau afin d'en éradiquer l'horreur » et son mot de fin en sont de frappants exemples : « Si tu reconnais ta douleur au travers des pages de ce récit vécu, alors : AGIS !!!
Ne garde pas le silence sur le fardeau que tu portes. C'est la pire des solutions, celle qui donne le beau rôle à des êtres monstrueux. Parle ! Ose ! Défends-toi ! Trouve la main tendue susceptible de te sauver de l'enfer enduré. N'oublie jamais que l'amour existe, qu'il est le plus fort et qu'il attend quelque part.Courage et bonne chance, Ami. »
Il est vrai que dans ce livre, les pédophiles ne sont pas dépeints comme des malades victimes de pulsions irrépressibles mais comme des êtres monstrueux, sévissant en pleine connaissance de cause et poussant même le vice à recommander les enfants à d'autres individus de leur espèce. J'ai alors eu envie de me documenter sur l'auteure et j'ai découvert qu'à travers ce livre, c'est d'elle qu'elle parle, c'est son histoire qu'Audrey de Clairmont nous révèle et l'association que fondent les deux protagonistes à la fin de l'histoire est une référence directe à l'association qu'elle a créée pour venir en aide aux enfants victimes de pédophiles.
Même si Audrey de Clairmont n'apporte pas d'éclairage nouveau sur le phénomène de la pédophilie, son ouvrage a le mérite de nous alerter et, contrairement au matraquage médiatique qui, à la suite de l'affaire Dutroux pouvait nous conduire à voir des pédophiles partout, son livre invite les parents ou futurs parents que nous sommes à une plus grande vigilance quant aux changements d'attitude de nos enfants. Il nous met en alerte, mais sans catastrophisme. Dans l'histoire, les enfants soufrent d'un réel déficit d'écoute et c'est là que le bât blesse, car la jeune victime, rendue muette par la violence et la honte ressenties, ne peut livrer que des signes fugaces de sa détresse et trop souvent l'entourage n'est pas suffisamment réceptif pour décrypter ces signes.
C'est donc l'aspect didactique de l'ouvrage que je retiens et je pense qu'une discussion précoce avec son enfant sur le thème « mon corps m'appartient, personne n'a le droit de me le prendre ou de lui faire violence contre mon gré » serait un bon moyen de prévention. En tant qu'enseignante en maternelle, je vais songer à une manière d'intégrer le sujet auprès de mes jeunes élèves. L'univers littéraire d'Audrey de Clairmont n'est pas tout rose et on le comprend aisément à la découverte de son passé. Les thèmes récurrents de ses poèmes et romans sont la mort, l'amour, la solitude et la révolte. Amateurs de poésie, je vous enjoins à vous rendre sur son site perso où vous pourrez lire quelques-uns de ses textes dont un bel hommage à Jean Moulin pour lequel elle a reçu un prix.
Marie-Noëlle, "BENZINE", septembre 2003. |
|   NAPOLÉONIDAS de Guy AYMARDUN PONTÉTIEN CÉLÈBRE EN VERS LE SOUVENIR NAPOLÉONIEN
Ciseleur de rimes mainte fois primé, Guy Aymard jette sur l'Empereur un regard admiratif en fêtant le bicentenaire du sacre avec "NAPOLÉONIDAS", son dernier ouvrage.
"Un recueil de poèmes sur Napoléon ? Vous voulez rire, à l'époque de Star Wars, on ne va pas refaire la Légende des Siècles, quand même !" Évidemment, au seuil d'un 3ème millénaire marqué par l'action immédiate et la technologie prédominante, on peut se poser la question, en oubliant que même de nos jours des valeurs qu'on aurait pu croire dépassées peuvent encore donner lieu à des succès notamment au cinéma. C'est peut-être ce qui a pu inciter Guy Aymard, le poète pontétien de "LA SPLENDEUR ASSASSINÉE", à présenter un ouvrage qui ose, à la veille du bicentenaire du sacre, jeter un regard chargé d'admiration sur l'empereur et le contexte qui l'a rendu célèbre. Du Napoléon d'André Castelot à l'Austerlitz d'Abel Gance sans oublier la comédie musicale interprétée voici 20 ans par Serge Lama, il ne manque pas d'hymnes à la gloire de Napoléon. Celui de Guy Aymard, outre l'originalité d'être le premier ouvrage du genre écrit totalement en vers, s'en distingue par le côté personnel avec lequel l'écrivain met en valeur son approche du personnage. Un séjour en Bretagne et c'est une envolée inspirée par le phare d'Eckmühl et l'héroïsme du maréchal Davout ; une miniature achetée, et c'est le départ d'un sommet quasi hugolien sur le regard "intemporel, immense" de celui qui à l'époque n'était encore que premier consul.
CHARGÉ DE SENS
D'Hugo, son maître (il termine son ouvrage par Magister dixit, un poème de l'auteur des Châtiments), Guy Aymard a le souffle, ce qui peut sembler anachronoqie à notre époque. Mais il s'en démarque, retenant de cette époque des aspects non traités par le maître et débordant jusqu'à notre siècle, notamment quand il reconnaît à Hitler un seul mérite : celui d'avoir fait ramener les restes du roi de Rome dans la crypte des Invalides. Et puis comment résister à la force d'une prosodie qui martèle ses idées à grands coups de vérités : "Pourquoi Napoléon ? Parce qu'en sa noblesse impossible à nier, étant grand empereur, il fut grand prisonnier, et parce qu'à la fin de sa courte carrière, les Bourbons nous jetaient cinquante ans en arrière". Hymne à Napoléon ? Hymne à Léonidas, le vainqueur des Thermopyles ? Non : hymne à des valeurs qui ont nom liberté, honneur, grandeur d'un pays. On vous l'avait dit : anachronique. Mais tellement chargé de sens. Et de bon sens.
"LA PROVENCE", 28 novembre 2004.
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|  CES GENS-LÀ de François GIRARD | Ces gens-là sont des gens simples, au fond des gens un peu comme tout le monde, des gens sans envergure, aux prises avec une histoire elle, très compliquée : l'Histoire avec un grand H, celle qui court durant la première moitié du XXème siècle et qui verra se succéder deux des guerres les plus meurtrières que l'histoire ait jamais connu.
Au cours de ce demi-siècle, Elsa, une femme de peu, va connaître un destin digne des romans de Zola, entre misère et mort, elle va tenter de survivre dans une France qui nous paraît, à nous enfants des temps modernes, de l'ordinateur et du téléphone mobile, bien moyenâgeuse. Pourtant en ce début de troisième millénaire, cette histoire trouve bien des résonances dans un monde où l'opulence côtoie la misère, avec un système humain sans doute plus individualiste encore, bref un roman au rond très actuel.
Racontée comme un souvenir, par une femme usée et au moment du récit (dans les années 50 sans doute) bonne à tout faire dans une famille spinalienne, l'histoire d'Elsa et de son mari Antoine nous parle d'une époque bien révolue durant laquelle cette femme connut petites joies et grandes misères, dans une France rurale troublée par deux guerres monstrueuses durant laquelle Elsa perdit son fils et beaucoup de ses illusions.
Entre deux lessives au lavoir communal, elle se remémore ses moments de bonheur et de douleur et nous les fait partager dans un récit simple et éclairé faisant la part belle au vécu d'une femme sincère, à la vie troublée par un destin tragique.
Écrit dans un style éclairé, faisant la part belle aux descriptions, notamment celles de la vie en milieu rural avec en toile de fond la guerre qui rode sans cesse, ce court roman ressemble à une épopée, celle d'Elsa, que l'on sent pourtant bien seule tout au long de sa vie et qui lutte sans cesse pour rester digne avec un courage immense, mais sans illusion et sans rêve de bonheur.
Ces gens-là est donc un roman qui parle à tout le monde et qui ravivera sans doute bon nombre de souvenirs chez les plus anciens. C'est un roman qui réussit à faire une sorte de survol du début du XXème siècle à travers les yeux d'une femme. Certes, un peu rapide, et même si la lecture donne une idée assez juste de la vie durant cette époque, on aurait parfois aimé que l'auteur s'arrête plus longuement sur certains moments de la vie d'Elsa, qu'il aille plus loin avec son personnage.
Benoît, "BENZINE", septembre 2003.
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